23 décembre 2018.

mise en place

Cogiter pour la Mémoire 20 désamb

J'utilise l'ultra grand angle ou le 18-200 ? Je fixe le flash cobra en permanence ou pas ? Où ranger les piles de rechange ? Je prends le sac à dos complet ou je tiens mon trépied à la main ?

Ces questions, je me les pose toujours la veille d'une sortie photo qui sera unique. Surtout si je sais que la séance sera longue comme aujourd'hui.

De plus, avec l'expérience qui s'accroît, je sais que rien n'est vraiment prévisible. C'est en cela aussi que la photo est passionnante. En dehors de shoots en studio, il faut improviser, s'adapter, tenter de nouveaux réglages, de nouveaux cadrages. Il me faut alors me remémorer tous les conseils et autres techniques de Bruno, de Daniel, d'Alex. Et à la vitesse... de la lumière. L'action n'attend pas, ne se renouvelle pas.

Le “20 désamb”, la “fète kaf”, est un jour férié car il revêt une importance historique à La Réunion. Il y a 170 ans, Joseph Napoléon Sébastien Sarda Garriga, dit Sarda-Garriga, y a aboli l’esclavage. Pourtant décrétée dès 1794 en France, ce n’est que le 20 décembre 1848 qu’elle devint effective dans notre département. 62 000 esclaves retrouvaient alors leur liberté. Aujourd’hui, le 20 décembre est l’occasion de défilés, concerts, “kabars”, conférences. Outre sa commémoration, cette journée a pour objectif de rappeler tout un pan de notre histoire.

J'ai l'occasion de célébrer ce devoir de mémoire 2 fois cette année. La première avec des passionnés bénévoles en filage, la seconde pour le lancement du futur musée historique de l'habitation et de l'esclavage.

 

 

Répétition avant le grand défilé

À dire à la cantonade que je suis passionné de photos, cela finit parfois par payer. Pour preuve, ce soir je me retrouve avec un collègue à La Montagne, pour le filage d'un groupe qui va participer au grand défilé du chef-lieu. Emmenée par Germain, cette troupe d'amateurs et de passionnés veut perpétuer la tradition. Mais elle veut aussi enseigner aux jeunes le respect à la différence, conserver ce vivre-ensemble qui nous est si cher. Et cela fonctionne, puisque je suis rapidement accepté par tous avec mes clics, fussent-ils juste lumineux à défaut d'être musicaux.

20 désanm à Villèle

Ce 20 décembre 2018 diffère des “20 désamb” habituels pour notre île. Il est le jour du lancement d'un chantier culturel au musée historique de Villèle, sous l'égide du Département de La Réunion.

Pour ce ”Gran 20 désanm”, de nombreux invités ont fait le déplacement comme Arturo Domingos -Secrétaire permanent au Ministère de la culture et du tourisme du Mozambique-, Vijaya Teelock -Présidente du Comité scientifique de la route de l’esclavage à l’Unesco- et Jean-Marc Ayrault, ancien Premier ministre, aujourd'hui Président de la Mission pour la mémoire de l’esclavage, des traites et de leurs abolitions.

Villèle, lieu emblématique de notre île, a aujourd’hui 40 ans et a besoin d’un second souffle.

Vu le programme de cette célébration, je suis sur place dès 16 heures, pour être sûr de ne rien rater.

La manifestation est à la hauteur de mes espérances ! D'entrée, je découvre avec émerveillement le travail de la sculptrice Sandrine Plante Rougeol. Ses “Trois frères” sont d'un réalisme exceptionnel. Je peux aussi prendre jalousement en photo notre chantre du maloya : Firmin Viry.

Et je vais de surprises en bonheur photographiques.

Il faut le reconnaître, la Direction de la culture du Département, sa Direction de la Communication et toute l'équipe de Jean Barbier -conservateur du musée de Villèle- ont réalisé un travail haut en couleurs, animations, sons et lumières.

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